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Mardi 5 juin 2018
Bébés lecteurs

Des livres à toucher… PRÉSENTATION   http://www.ldqr.org/

Les Doigts qui Rêvent (Ldqr) est née en 1993 du constat du manque total d'accès à l'album et au livre pour les enfants déficients visuels (aveugles et malvoyants) à l'initiative d'un groupe de quatre couples de parents d'enfants concernés et d'enseignants spécialisés qui, ne voyant aucune réponse institutionnelle, ont décidé d'agir.

L'un des membres de ce groupe était parvenu à faire produire un album tactile illustré très vite remarqué (tant ils étaient rares à l'époque) par le milieu spécialisé ainsi que par les parents d'enfants déficients visuels mais les problèmes de sa fabrication (rocambolesque) avaient démontré aussi qu'il y avait urgence, en France, à créer une structure adéquate.

Le financement en avait été entièrement assuré par les Marie de Bourgogne (Lion's Club), c'est à dire par une démarche philanthropique, sans laquelle rien n'eût été possible. Car cet album illustré par des textures et produit en grand nombre pour le secteur concerné (100ex ! ) était une première en Europe et démontrait qu'il était certes difficile mais possible d'apporter de quoi entrer en littératie à ces enfants.

La direction du Centre spécialisé de Rééducation où était né ce premier album tactile illustré ne souhaitant pas se lancer dans cette mission éditoriale pourtant nécessaire et fondamentale, ce groupe informel, sans aucun moyen ni aucune aide institutionnelle, a décidé de s'y lancer, et dès 1994 les statuts de Ldqr ont été déposés.

 

Les Doigts Qui Rêvent est une maison d'édition sous le statut d'Association Loi 1901 à but non-lucratif, dont l’objectif principale est de créer et de produire des livres tactiles pour les enfants non-voyants et malvoyants aussi ludiques et créatifs que ceux destinés aux voyants.

Notre association est reconnue d’intérêt général, les dons que nous recevons ouvrent droit à une déduction fiscale car elle remplit les conditions générales prévues aux articles 200 et 238 bis du code général des impôts.

Particulier : Vous pouvez déduire 66% de votre don dans la limite de 20% de votre revenu imposable. (C’est-à-dire que pour un don de 100 euros, votre coût réel est en fait de 34 euros).

Entreprise : L’ensemble des versements aux  Doigts Qui Rêvent permet de bénéficier d’une réduction d’impôt sur les sociétés de 60% du montant de ces versements, pris dans la limite de 5/1000 du C.A. H.T. de l’entreprise. Au-delà de 5/1000 ou en cas d’exercice déficitaire, l’excédent est reportable.

  • Concevoir et produire des albums tact-illustrés, mais aussi parvenir à un modèle d’illustrations pensé depuis le départ PAR et POUR les non-voyants ;
  • Favoriser l'inclusion des enfants déficients visuels en concevant des livres de partage et par des animations auprès des scolaires;
  • Sensibiliser les bibliothécaires à l'édition adaptée (animations, conférences);
  • Développer la recherche avec le Centre Amandine, centre de recherche sur l'image tactile en partenariat avec des universités;
  • Développer la coopération européenne et internationale.

Nos livres sont adaptés et pensés pour les déficients visuels mais ce sont des livres de partage accessibles à tous!
Depuis 1994, nous avons à cœur de travailler avec des acteurs de l’économie solidaire (ESAT, entreprise d’insertion) et de favoriser des entreprises locales.
De plus, nous essayons au mieux d’être à l’écoute des professionnels du terrain qu'ils soient enseignants, parents, éducateurs, rééducateurs… de manière à rester le plus proche possible des besoins des enfants déficients visuels.

Livres des Doigts qui rêvent présentés ce jour :

  • Les sons, Mes 5 sens, Jeux, Les contraires, Différences de Lynette Rudman 
  • Toucher c’est jouer, de Pluri’elles
  • Un hiver magique de Irmeli Holstein et Mina Katela
  • A table ! de Céline Monchoux et Camille Galloy
  • Le petit livre des caresses de Carlotta Vaccari

Le développement du toucher chez l'enfant

https://naitreetgrandir.com/fr/etape/0_12_mois/developpement/fiche.aspx?doc=naitre-grandir-developpement-sens-toucher

C’est à l’aide de ses sens (le toucher, l’ouïe, la vue, l’odorat, le goût) que l’enfant découvre le monde et réalise des apprentissages fondamentaux qui lui permettront de se développer.

Dès la naissance, l’enfant dispose déjà de plusieurs capacités sensorielles de base qui vont se perfectionner tout au long de son enfance.

Par la suite, la croissance rapide de son système nerveux, c’est-à-dire de son cerveau et de son système perceptif, lui permettra d’acquérir une maîtrise plus assurée et plus fine de ses sens.

Avant la naissance

Les récepteurs du toucher forment un système complexe. Certains donnent de l’information au bébé sur son propre corps. D’autres le renseignent sur son environnement. Ces récepteurs perçoivent la pression, la température, la douleur, les démangeaisons, les vibrations, etc. Ils se trouvent sur la peau du bébé, mais aussi dans ses organes internes, ses muscles et ses articulations.

Le toucher est la première capacité sensorielle à apparaître chez le foetus, bien avant la vision et l’ouïe. Certains récepteurs du toucher font leur apparition dès la 4e semaine de grossesse. Vers la 7e semaine, des récepteurs tactiles seraient présents sur la bouche du foetus. Le bébé bouge alors si quelque chose effleure ses lèvres.

Vers la 11e semaine, on trouve des récepteurs tactiles sur tout son visage, la paume de ses mains et la plante de ses pieds. À 12 semaines, il est possible d’observer certains réflexes déclenchés par le toucher comme le réflexe d’agrippement (la main se ferme lorsqu’une pression est exercée dans la paume) et celui des points cardinaux (le bébé tourne la tête sur le côté lorsqu’on effleure sa joue). À partir de la 20e semaine de grossesse, c’est l’ensemble du corps du foetus qui réagirait aux stimuli tactiles.

Dans l’utérus, le bébé est d’ailleurs exposé à plusieurs sensations tactiles. Il bouge dans tous les sens. Il aime se blottir et frotter son nez contre la paroi du sac amniotique, un peu comme les enfants le font avec une doudou. Il sent également les contractions utérines et les pressions exercées sur le ventre de sa mère. C’est ainsi que le bébé découvre son corps et l’environnement dans lequel il baigne. Il suce son pouce et joue avec son cordon ombilical ou avec ses pieds.

Les fonctions du toucher

Dès sa naissance, un enfant a une capacité d’apprentissage phénoménale. Voyez comment!

Le sens du toucher fonctionne dès la naissance. C’est alors le sens le plus développé. Même si le nouveau-né est presque incapable de gestes volontaires, il réagit fortement au toucher. Par exemple, lorsque vous placez votre doigt dans sa main, il la serre grâce à son réflexe d’agrippement.

Explorer le monde

Le sens du toucher permet à l’enfant de recevoir des informations sur le monde qui l’entoure. Les nombreux récepteurs situés sous sa peau lui communiquent un grand nombre de sensations. Ils lui permettent de détecter la chaleur, le froid, la pression et la douleur. Le bébé peut aussi sentir les textures comme la douceur de son ourson ou de son pyjama.

Assurer la survie ou l’intégrité du corps est aussi une fonction importante du toucher. Le toucher agit ainsi comme un système d’alarme en protégeant l’enfant des agressions et des dangers de l’environnement. Par exemple, sa peau l’informe de la température de son bain et il pleure si l’eau est trop chaude.

Si la température le permet, laissez votre bébé en couche pour qu’il découvre les différentes surfaces avec tout son corps, et pas seulement avec ses mains. Cela lui permettra de prendre conscience de son corps et contribuera au développement de sa motricité.

Vous allez découvrir que votre bébé aime certaines sensations et en déteste d’autres. Par exemple, certains bébés aiment la sensation de l’eau sur leur peau, comme dans le bain, tandis que d’autres n’aiment pas marcher pieds nus dans le sable.

Découvrir avec la bouche et les mains

Jusqu’à l’âge de 2 mois, votre bébé a le réflexe de refermer sa main quand vous lui donnez un objet. Ses doigts lui permettent alors de déterminer sa dureté, son poids, sa texture, sa température, sa forme, sa taille, etc. Dès sa naissance, le bébé commence donc à enregistrer certaines caractéristiques des objets par le toucher. Cela lui permet ensuite de les reconnaître en les touchant activement.

Le nouveau-né utilise toutefois peu ses mains pour ressentir les choses. En effet, il ne sait ni les diriger, ni attraper ou prendre. Il se limite à poser les mains sur le sein ou le biberon et à porter ses doigts à la bouche.

Avant qu’il ne puisse maîtriser ses gestes, c’est donc sa bouche qu’il utilise. Pendant les 6 premiers mois, elle est même son moyen privilégié pour explorer, car elle est particulièrement sensible au toucher. Ses lèvres et sa langue lui fournissent ainsi beaucoup d’information, d’où sa tendance à tout mettre dans sa bouche.

Tant que cela reste sans danger, laissez-le explorer les objets qu’il désire prendre. De cette façon, il peut éprouver des sensations diverses et faire connaissance avec son environnement. La perception tactile des objets favorise également le développement de la motricité fine.

À mesure que ses gestes se font plus précis, le bébé découvre les textures et la forme des objets avec ses mains, sa bouche et ses pieds. Apprendre à étirer son bras pour prendre un objet lui demande un certain temps. Vers 3 ou 4 mois, il commence à tendre le bras pour approcher sa main d’un objet sans y parvenir ou alors seulement par hasard. Vers 4 à 5 mois, il tend les deux mains pour prendre un objet. Vers 6 à 7 mois, il utilise une seule main.

À partir de 6 mois, l’enfant commence à faire le lien entre ce qu’il voit et ce qu’il touche. Cette capacité s’améliore rapidement entre 6 et 12 mois. Vers l’âge de 3 ans, un enfant est aussi habile qu’un adulte pour reconnaître les caractéristiques d’un objet en le touchant. C’est toutefois seulement à l’âge de 8 ans qu’un enfant peut intégrer de façon optimale les informations provenant de ses différents sens pour bien comprendre un objet.

Explorer en toute sécurité

Le bébé qui explore n’est pas conscient des dangers. Ce qui le pousse à mettre un objet dans sa bouche, c’est son apparence. Il ne sait pas qu’un fil électrique est dangereux, qu’une chaussure est sale ou encore qu’il risque d’avaler une bille. Il faut donc bien inspecter les jouets avant de les lui donner et tenter de prévoir ce qui pourrait arriver.

Découvrir son corps

Le toucher permet d’éveiller le corps du bébé. Il lui fait sentir qu’il existe et qu’il est différent des autres et de son environnement. C’est donc grâce au toucher et aux différents récepteurs présents dans ses muscles et ses articulations que l’enfant peut percevoir son propre corps et comprendre qu’il est une personne unique. Il apprend ainsi que son corps lui appartient. Les différents stimuli provenant de son environnement provoquent des sensations tactiles, et c’est ce qui aide l’enfant à se faire une image de son corps et à deviner la façon dont sont placés ses bras et ses jambes dans l’espace.

De plus, en se touchant lui-même, le bébé en apprend davantage sur son corps. Avant 6 mois, le bébé ne distingue pas les sensations provoquées par un stimulus extérieur de celles qu’il cause lui-même en se touchant. Cette compréhension se développe dans les 2 premières années, au fur et à mesure que sa vision s’améliore.

À 20 mois, un enfant peut identifier 2 à 3 parties de son corps (ex. : les mains et les pieds). À son 2e anniversaire, le tout-petit a une connaissance de base de son corps. À 30 mois, il peut identifier plus de parties de son corps, mais il se trompe encore 2 fois sur 3.

Faire des liens avec les autres

Le toucher joue un rôle vital dans la vie émotionnelle et relationnelle d’un bébé. Il constitue un moyen de communication qui favorise la formation de liens interpersonnels. Des observations réalisées dans les orphelinats ont révélé que lorsque les bébés étaient privés de contact humain, ils se laissaient mourir ou éprouvaient des problèmes de développement, et ce, même si on répondait à leurs besoins physiologiques.

Certains enfants réagissent de façon très intense aux touchers et les évitent. Il est alors important de trouver d’autres façons de leur faire vivre des expériences sensorielles agréables.

Le toucher permet au bébé de maintenir un contact avec la personne qui prend soin de lui. Il est d’ailleurs très sensible aux gestes qu’on lui porte, et particulièrement à ceux de ses parents et de ses proches. Des gestes comme les caresses lui procurent un sentiment de bien-être qui suffit parfois à calmer ses pleurs. D’autres, comme une piqûre, peuvent le contrarier et diminuer son sentiment de sécurité.

Non seulement la présence physique de ses parents le rassure, mais elle stimule son système immunitaire et hormonal. Cela agit favorablement sur son niveau d’hormones de croissance et d’attachement, tout en diminuant son niveau d’hormones de stress.

Des études ont d’ailleurs démontré les effets positifs du contact peau à peau (appelé aussi la méthode Kangourou) sur les prématurés, durant leur séjour à l’hôpital. On a constaté qu’ils avaient moins d’infections, gagnaient plus de poids, avaient un rythme cardiorespiratoire plus stable et un meilleur sommeil. Ils faisaient aussi plus facilement la transition vers l’allaitement au sein et quittaient l’hôpital en moyenne une semaine avant les autres bébés.

Le massage est également bénéfique pour le développement et le bien-être d’un enfant. Il faut toutefois respecter les techniques de base et rester à l’écoute des signaux de confort ou d’inconfort du bébé.

Le toucher et les caresses de ses parents et de ses proches sont très importants pour développer l’attachement et le sentiment de sécurité chez le bébé.

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